Le XXI siècle sera marqué par la fin du tout pétrole. Ce bouleversement va engendrer une révolution sociale et industrielle, dont nous pouvons d’ores et déjà voir les signes, tant cette matière première est un des piliers de notre société.
La consommation mondiale de pétrole est évaluée à 3,5 milliards de tonnes par an, relâchant plus d’une dizaine de milliards de tonnes de CO2 dans notre atmosphère.
Dans le monde, l'agriculture produit annuellement près de 4 à 5 milliards de tonnes de résidus végétaux (pailles; bagasse; etc.) associés aux productions alimentaires, renouvelables, donc neutres sur le plan de l'émission de carbone, qui sont, dans leur immense majorité, peu ou mal valorisés.
L’exploitation de ces coproduits permet de faire coexister les productions alimentaires et non alimentaires issues de la même filière agricole, en préservant les surfaces cultivables (land use). Produire plus à partir de végétaux ne pourra se faire au détriment des filières qui nourrissent les hommes (le grain).
La valorisation de cette biomasse, disponible sans délai, est devenue un défi et un enjeu planétaire, puisqu’elle peut être, compte tenu des chiffres qui précèdent, une alternative crédible au pétrole dans toutes ses applications.
Aujourd’hui, le concept de raffinerie végétale mis au point par CIMV (Compagnie Industrielle de la Matière Végétale) est la seule technologie au monde qui permette de valoriser proprement les trois composantes de ces matières végétales, répondant ainsi, pour sa part, aux défis posés par la fin du tout pétrole. - Thiery Scholastique & Michel Delmas |